Paris : le dealer livrait les « crackeux » de Stalingrad
C’est un trafiquant de cailloux de crack, une drogue connue pour faire des ravages à Paris. Ce dealer de 40 ans a été interpellé, lundi après-midi, en gare RER d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), par les enquêteurs du groupe stups de la sûreté régional des transports (SDRT). Ce Gabonais est soupçonné d’être un semi-grossiste de crack qui alimentait à Paris, les quartier de Château Rouge (XVIIIe) et le quartier de Stalingrad (XIXe), aujourd’hui en proie à d’importants problèmes d’insécurité liés à la présence de nombreux toxicomanes.
Fin mars, les enquêteurs reçoivent un renseignement concernant un homme qui pourrait effectuer des livraisons de drogue dans la rue Championnet à Paris (XVIIIe). Ils placent les lieux sous surveillance et y surprennent leur suspect, le 29 mars dernier, en pleine transaction avec un inconnu. Le 6 avril, une nouvelle opération, menée dans le même secteur, permet d’identifier le même personnage en train de livrer des lunes à ses clients. « Ce sont des galettes de crack qui sont chauffées dans des tasses à café qui seront ensuite cassées en plusieurs morceaux pour les fumer », explique une source proche de l’affaire.
Un laboratoire aménagé dans la cuisine
Les policiers progressent et parviennent à identifier le domicile de leur suspect à Drancy (Seine-Saint-Denis). Et le 25 mai, il est pris en filature jusque dans le secteur de Château-Rouge. Le quadragénaire y est de nouveau surpris en train de vendre de la drogue à des revendeurs, connus pour opérer dans le secteur de la place Stalingrad.
Le 31 mai, le trafiquant est interpellé en milieu d’après-midi à la sortie de la gare du RER B à Aubervilliers peu après avoir été vu manipuler trois lunes de crack pesées à trente grammes. Ce qui équivaut à une centaine de cailloux. Une perquisition est menée à son domicile dans les heures qui suivent. Les forces de l’ordre mettent la main sur 900 euros, 150 grammes de crack et peu moins de 800 grammes de cocaïne dans une cuisine aménagée en laboratoire destiné à transformer la poudre de cocaïne en cailloux de crack. Le dealer était toujours mardi soir en garde à vue dans les locaux parisien de la SDRT où il peut rester durant quatre jours. Les auditions ont commencé et le parquet de Paris prendra sa décision sur la suite à donner dans les prochaines heures.