Régionales : entre la France insoumise et le Parti communiste, des alliances à géométrie variable
À l’image de leurs deux leaders nationaux Jean-Luc Mélenchon et Fabien Roussel, concurrents dans la course à 2022, la France insoumise et le Parti communiste ne sont parvenus à aucun accord global pour ces élections régionales. Les deux formations affichent donc des alliances à géométrie variable et des objectifs limités : peser dans le débat d’idées à gauche et faire grossir leur nombre d’élus régionaux là où c’est possible. Si LFI et PCF partent unis dans les Hauts-de-France (associés à une large liste d’union incluant écologistes et socialistes emmenée par Karima Delli), en Ile-de-France derrière la candidate insoumise Clémentine Autain et en Auvergne – Rhône-Alpes et Normandie derrière le candidat communiste Sébastien Jumel, ils seront opposés dans les autres régions.
Les communistes sont ainsi associés aux cinq présidents socialistes sortants en Bourgogne Franche-Comté, Bretagne, Centre – Val de Loire, Nouvelle Aquitaine et Occitanie, que la LFI a formellement refusé de soutenir et contre lesquels elle présente ou soutient un autre candidat. Ailleurs, le PCF part derrière les écologistes dans le Grand-Est et en région Paca, où, exclue de la liste d’union a décidé de ne pas présenter de candidat pour ne « pas ajouter au chaos » et refuse de donner de consignes de vote. À noter que le mouvement de Jean-Luc Mélenchon s’est rangé derrière le député écolo (ex-LREM) Matthieu Orphelin en Pays de Loire. Seul point commun entre insoumis et communistes : ils revendiquent tous deux « de pouvoir s’entendre avec tous » à gauche.