Bien-être animal : le lion de Besançon doit-il être envoyé en Afrique ?
Le zoo de la Citadelle à Besançon (Doubs) vient de perdre son dernier lion. Hélios, lion d’Asie, une espèce en danger, a été discrètement transféré vers le PAL à Saint-Pourçain-sur-Besbre (Allier), à la fois parc animalier et parc d’attractions. Le fauve, né en captivité, va y retrouver trois femelles dans le cadre du programme de reproduction européen des lions d’Asie.
Anne Vignot, maire EELV de Besançon, s’était, dans un premier temps, félicitée du départ d’Hélios. L’élue ne cache pas, en effet, son souhait de voir le zoo de la citadelle se débarrasser d’une partie de ses animaux sauvages, dont les fauves, qu’elle juge, avec d’autres spécialistes, trop à l’étroit dans les enclos contraints de l’édifice conçu par Vauban.
Coût du transport en Afrique du Sud : 20 000 euros
Cette décision a, pourtant, provoqué la colère d’associations animalistes de la région. Humanimo, qui avait précédemment organisé des manifestations devant la Citadelle pour protester contre les conditions de vie des animaux, s’étonne qu’Hélios soit envoyé dans un « parc d’attractions » attirant 370 000 visiteurs. Surtout, Athénas, à L’Étoile (Jura), une association spécialisée dans la sauvegarde des espèces locales, s’étonne que la proposition qu’elle avait faite à la Ville n’ait pas été reçue. Athénas proposait qu’Hélios soit transporté dans un sanctuaire en Afrique du Sud, qui reste à construire, dans des conditions de semi-liberté.
La mairie n’a pas manqué de rappeler que le coût estimé du transport était de 20 000 euros à la charge de la collectivité, tout en notant que l’arrivée d’un lion d’Asie en Afrique lui semblait peu pertinente…