Un loup sauvage observé en Vendée, le premier depuis un siècle

C’est une première en un siècle. La préfecture de Vendée annonce, ce jeudi, qu’un loup gris a été identifié dans le département ligérien. Il a pu être pris en photo le 14 mai, à Jard-sur-Mer, grâce à un piège « visant à assurer un suivi de la faune sauvage ». L’office français de la biodiversité (OFB) a pu authentifier la présence du loup sur ce cliché. Cette photo n’a pas été publiée.

« Si la rencontre du loup en Vendée pourrait être la première depuis plus d’un siècle, l’espèce est connue pour sa grande capacité de dispersion, notamment pour les jeunes individus en phase de recherche de territoire », poursuit la préfecture de Vendée dans un communiqué. Le loup sauvage, depuis son retour dans les Alpes du Sud en 1992, a ainsi pu être aperçu dans les Pyrénées, la Lorraine, la Bourgogne, la Somme ou encore la Nouvelle Aquitaine.

Le loup observé est-il encore en Vendée ? Nul ne le sait. La période est celle de la « dispersion » pour les loups, les plus jeunes nés pendant le printemps chassent les moins jeunes qui doivent alors trouver un nouveau territoire pour s’installer, jusqu’à parcourir plusieurs centaines de kilomètres avant de se fixer. « Ces individus en phase de dispersion peuvent séjourner de quelques jours à plusieurs mois dans un secteur avant de le quitter, explique la préfecture de Vendée. La rapidité de déplacement et la discrétion de cet animal d’un point à un autre fait que l’espèce peut facilement passer inaperçue le long de son trajet de dispersion. »

Plusieurs attaques sur des animaux

« Plusieurs dommages ont été recensés », précise la préfecture de Vendée. Selon les Sables, un journal local, plusieurs attaques de chèvre et de moutons ont eu lieu ces dernières semaines. Six attaques au total ont été signalées et plusieurs plaintes ont été reçues à la suite de morsures sur des animaux d’élevage. « Cette espèce est protégée sur l’ensemble du territoire métropolitain. Toute destruction est interdite et punie par la loi d’une amende et d’une peine de prison », précisent aussi les autorités. Et de préciser : « C’est un animal discret et craintif qui ne représente pas de danger pour l’homme. »

L’OFB estimait, en 2020, à 580 le nombre de loups adultes en France, en progression par rapport à 2019. Ces carnivores, éradiqués par l’homme dans les années 1930 et revenus naturellement par l’Italie dans les années 1990, se concentrent essentiellement dans les Alpes, le Sud-Est et l’Est.

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