«Alaphilippe donne une bouffée d’air frais au cyclisme français», savoure Luc Leblanc

Sur Twitter, Laurent Brochard n’a pas tardé à féliciter son digne héritier, rappelant à Julian Alaphilippe qu’il lui avait promis « lors d’une soirée passée ensemble, il y a quelques années » qu’il serait un jour son successeur.

Mais avant le champion du monde de cyclisme sur route en 1997, il y a eu Luc Leblanc. Sacré en 1994 sur la côte sicilienne, l’ancien cycliste limougeaud de 54 ans avoue être admiratif de son compatriote, qu’il hisse en ambassadeur pour le cyclisme tricolore.

Quel sentiment prédomine après ce sacre incroyable aux Mondiaux d’Imola ?

LUC LEBLANC. C’est un sacre incroyable, mais pas étonnant du tout. Quand on voit le passé de Julian dans de grandes courses, on savait qu’il avait des chances de pouvoir concrétiser tout ce qu’il a construit depuis de nombreuses années. C’est une consécration qui n’est pas inattendue pour moi, et certainement pour beaucoup. Je ne dirais pas que c’était l’année ou jamais, mais que c’était un circuit qui était dessiné pour lui sur cette course.

Alaphilippe est le premier Français depuis Laurent Brochard, il y a 23 ans, à enfiler ce maillot arc-en ciel…

Cela commençait à faire long ! (Rires) Julian a couru à la perfection. Il mérite amplement cette victoire, et donne une grande bouffée d’air frais au cyclisme français. C’est une fierté, voire un peu plus, car c’est un super ambassadeur pour notre sport en France.

Son tempérament, le panache qu’il a mis pour s’imposer dans les derniers kilomètres, ça doit parler à l’ancien vainqueur que vous êtes ?

La façon dont il a couru, l’intelligence qu’il a eue… Je ne sais pas si on peut comparer ses derniers kilomètres avec ma course, alors qu’à l’époque mon arrivée était au sommet. Mais il a su maîtriser avec lucidité, et a été concentré dans cette dernière ascension, puis dans sa descente. Il n’a pas paniqué face aux attaques adverses, il a su jouer avec les mecs derrière lui, qui n’étaient pourtant pas des mauvais. C’est un attaquant, comme nous on l’était à l’époque. C’est un gars qui ne se pose pas de questions, il sait prendre des risques quand il le faut.

Quelle suite de carrière lui prédisez-vous, alors qu’Alaphilippe commence à se constituer un sacré palmarès ?

Je ne veux pas me projeter trop loin, mais déjà il y a la Flèche Wallonne qui se dispute mercredi, puis Liège-Bastogne-Liège dimanche. Est-ce qu’il sera au top pour cette semaine après la belle soirée pour fêter le titre? Cela va peut-être faire un peu juste au niveau de la récupération. (Rires) Mais il portera ce maillot de champion du monde en Belgique, et on ne lui en voudra pas s’il ne fait pas de perf’ mercredi.

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