Open d’Australie : la passe de quatre pour Osaka
Madame 100 %. Du haut de son mètre 80, Naomi Osaka a déjà tout d’une grande. La jeune Japonaise ne tremble jamais lorsque l’occasion de soulever un trophée majeur se présente. La joueuse de 23 ans a remporté ses quatre finales de Grand Chelem disputées et empoche un deuxième titre consécutif, après son triomphe à New York en septembre 2020.
Et, contrairement à ses trois adversaires précédentes en finale (S.Williams, Kvitova, Azarenka), la Nippone faisait face ce samedi à Melbourne à Jennifer Brady, 24e mondiale, une novice à ce niveau.
Malgré son jeune âge, Osaka, 2e mondiale à l’issue de cet Open d’Australie, s’avançait avec une expérience largement supérieure sur les grandes échéances. Mieux, son parcours lors de cette quinzaine parle pour elle.
Après avoir écarté la Française Caroline Garcia, ex-numéro 4 mondiale au 2e tour, Naomi Osaka s’est retrouvée dos au mur, contrainte d’écarter deux balles de match face à Muguruza en huitièmes de finale pour continuer sa route, concédant au passage son seul set en Australie en sept matchs. Elle s’est ensuite ouvert les portes de la finale en domptant Serena Williams.
Osaka n’a pas lâché son emprise
Si le parcours de l’Américaine Brady est honorable, elle n’a écarté que deux têtes de série, classées au-delà de la 25e place mondiale, pour se hisser en finale de son premier Majeur. Mais l’Américaine pouvait se baser sur la précédente confrontation contre Osaka en demi-finale du dernier US Open, perdue mais très disputée (7-6, 3-6, 6-3), pour espérer une issue heureuse à Melbourne. Cela n’a pas suffi.
Après avoir réalisé le meilleur départ dans les deux sets (4-1 puis 4-0), Osaka n’a pas lâché son emprise sur la rencontre, conclue en une heure et 19 minutes.
Elle glane ainsi son deuxième titre en Australie après son succès il y a deux ans. La Japonaise confirme ainsi sa forme éclatante depuis la reprise du tennis en août 2020, après des mois d’arrêt des compétitions pour cause de pandémie : 21 victoires, deux titres du Grand Chelem et… zéro défaite (2 forfaits). De quoi envisager avec appétit Roland-Garros et Wimbledon, les deux seuls Majeurs qui ne figurent pas encore à son palmarès.