«Cette ambiance, ça a tellement manqué» : à Paris, 800 supporters ont transcendé les handballeurs du PSG, vainqueurs de Kiel

Pour la première fois depuis si longtemps, on n’entend pas seulement le crissement des chaussures sur le terrain, le ballon qui frappe le sol et les consignes des entraîneurs. Ces bruits qui existent toujours sont masqués par des cris, des applaudissements, des encouragements, des tambours et des « Ici, c’est Paris ! » qu’on avait presque oubliés. Ce mercredi soir, il y a du monde sur les siège des tribunes du stade Coubertin (Paris, XVIe). On parle d’un vrai public, pas des mannequins en carton qui font illusion.

Depuis ce 19 mai, les supporteurs ont le droit de revenir dans les salles de sport et le PSG hand a sauté sur l’occasion pour inviter 800 de ses fidèles pour l’aider à se qualifier pour le Final Four de la Ligue des champions. « On a l’impression que le public nous avait quittés seulement hier tellement il a été formidable, sourit le capitaine parisien Luka Karabatic. Il n’y avait que 800 personnes mais on avait l’impression qu’ils étaient 3000. »



Face aux Allemands de Kiel champions d’Europe en titre, les Parisiens devaient gagner par deux buts d’écart pour aller en demi-finale de la plus prestigieuse compétition européenne. Ils ont réussi cette mission en s’imposant 34-28 et le public les a bien aidés. « On ne saura jamais si, sans ce public merveilleux, nous aurions pu gagner, soutient Elohim Prandi. Mais il nous a portés, c’est un truc de dingue! »

Dans l’enceinte de la Porte de Saint-Cloud, le port du masque reste obligatoire, la distanciation indispensable et l’interdiction de bouger de sa place une exigence. Mais peu importe, les membres des clubs de supporteurs, partenaires ou proches des joueurs ne boudent pas le plaisir des retrouvailles : « Rien qu’en entendant à nouveau la sono, la musique, j’ai eu des frissons, confesse Nicolas, un fan. Cette ambiance, les matchs, ça m’a tellement manqué. »

A deux pas, avec ses filles Chloé et Alysa, Xavier a été prévenu quelques heures avant que la porte lui était grande ouverte: « J’ai reçu un mail pour me prévenir qu’en tant qu’abonné je pouvais retirer ma place. Je n’ai pas hésité, évidemment. Je n’ai rien payé en supplément. La seule chose qu’on nous a demandé, c’est de respecter les consignes de sécurité mis sans nous demander de pass-sanitaire, un test négatif ou même le vaccin. » Une soirée victorieuse qui restera historique.

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