«La NBA finira à temps pour les JO», apprécie Vincent Poirier, le pivot des Bleus
Cette fois c’est sûr! La NBA va reprendre ses droits le 22 décembre prochain, juste avant les festivités de fin d’année. Si les Lakers, champions en titre, n’ont eu le droit « qu’à » deux mois de repos à la suite à leur sacre dans la bulle sanitaire de Disney World, à Orlando (Floride), pour d’autres franchises, non qualifiées pour les playoffs, c’est la fin d’une attente qui aura duré neuf mois. Pivot de l’équipe de France et des Boston Celtics, finalistes de Conférence Est, Vincent Poirier, originaire de Seine-et-Marne, est impatient de retrouver les parquets nord-américains.
Quel est votre sentiment à l’annonce de la reprise de la saison le 22 décembre ?
VINCENT POIRIER. C’est une très bonne chose, j’ai hâte de reprendre. On parlait aussi d’une reprise le 18 janvier mais on sait tous que la période de Noël est importante pour la NBA, avec des rendez-vous qui génèrent de l’audience. Reprendre à cette date permettra aussi de finir à temps pour libérer les joueurs pour les JO.
Ce dernier point était au cœur des discussions…
Participer aux Jeux est très important pour les joueurs. Tout le monde le sait. Moi j’ai envie d’aller à Tokyo (NDLR : du 23 juillet au 8 août 2021), de voir ce que c’est de l’intérieur. C’est une compétition à laquelle je pense depuis longtemps. La NBA savait que les joueurs voulaient être libérés pour les Jeux. Cette décision soulage tout le monde.
Quand retournerez-vous aux Etats-Unis ?
On en discute mais logiquement vers le 15 ou le 16 novembre. J’ai envie de retrouver mes partenaires, de faire des pick-up games (NDLR : matchs improvisés) avec eux avant la reprise des entraînements officielle pour être bien physiquement. Je vais repartir seul car avec les trade (transferts) on ne sait jamais ce qu’il peut se passer. Si je suis transféré, je n’ai pas envie que ma femme et ma fille soient dans un hôtel. Je préfère qu’elles restent en France tant qu’on ne sait pas où je jouerai la saison prochaine.
Qu’avez-vous fait durant cette inédite pause automnale ?
C’est rare d’avoir autant de temps en France, j’en ai profité pour me reposer pendant trois semaines, pour aller voir ma famille et celle de ma femme afin de présenter notre fille à tout le monde. Normalement, je ne reste que deux jours chez ma mère, cette fois j’y suis resté une semaine. Mais, depuis trois semaines, j’ai repris sérieusement les entraînements. Je m’entraîne tous les jours avec Rudy (Gobert)… Enfin, quand il est à l’heure, ce qui n’est pas souvent le cas (Rires).
LIRE AUSSI > Vincent Poirier : «La NBA, c’est un monde à part»
La crise sanitaire et le confinement ne vous ont pas gêné ?
Non, on bénéficie de dérogations. Je fais la route entre chez moi et Paris pour m’entraîner et il y avait des bouchons tous les jours. Après c’est sûr qu’on aurait aimé aller au resto, sortir un peu plus mais la période est compliquée pour tout le monde. On s’est adapté.
Vous parliez des Jeux, l’arrivée d’un vaccin doit aussi vous rassurer pour la tenue de cet événement ?
C’est une bonne nouvelle mais je pense qu’il faut attendre d’en savoir plus sur la composition. J’ai des doutes sur les conséquences à moyen ou long terme. Je n’ai pas envie de me faire vacciner et de tomber malade dans quelques années. Je veux participer aux JO, mais je préfère être en bonne santé pour mes vieux jours.